Dans cet article, nous allons explorer le budget mensuel de Mélissa, une préparatrice en pharmacie travaillant à Poitiers, avec un salaire net de 1 780 €. Comment gère-t-elle ses dépenses ?
Un aperçu des revenus de Mélissa : salaire et primes
Mélissa, 31 ans, salariée dans une officine de centre-ville à Poitiers, perçoit un salaire net de 1 680 €. En effet, elle occupe l’échelon 5 de la convention collective de la pharmacie d’officine, après huit ans d’ancienneté. À ce montant de base s’ajoutent environ 60 € de prime d’ancienneté chaque mois, ce qui lui garantit une stabilité financière. « Ce n’est pas énorme, mais c’est régulier », précise-t-elle.
En plus de son traitement principal, Mélissa a également trouvé un moyen pragmatique d’augmenter ses revenus : la revente de vêtements sur Vinted, ce qui lui permet de gagner en moyenne 40 € par mois. De cette manière, son total mensuel atteint 1 780 €, un chiffre qui doit pourtant être bien géré tout au long du mois. Mais que fait-elle avec cet argent ?
Les charges fixes : le nerf de la guerre
Les dépenses mensuelles de Mélissa sont partagées entre ses charges fixes et ses dépenses variables. En ce qui concerne les charges fixes, elle consacre 1 035 € de son budget.
Le plus gros poste est indéniablement son loyer, pour un T2 de 42 m² dans le quartier de Gibauderie, qui lui coûte 530 € par mois, y compris les charges. C’est un choix plutôt raisonnable pour une ville comme Poitiers, où les prix restent abordables comparés à d’autres villes françaises. À titre d’exemple, une aide-soignante à Rouen pourrait payer bien plus cher pour un espace plus petit.
Détails des charges fixes de Mélissa
- Loyer : 530 €
- Assurance habitation : 18 €
- Mutuelle santé : 32 € (partiellement prise en charge par l’officine)
- Assurance auto : 52 €
- Essence : 80 €
- Abonnements numériques : 62 € (notamment Netflix et Spotify)
- Impôt sur le revenu : 48 €
- Crédit consommation : 85 € (pour des dépenses diverses)
- Assurance animale : 27 € (pour son chat)
Avec un total de 1 035 € de charges fixes, il lui reste 745 € pour couvrir ses dépenses variable, sa nourriture, ses loisirs et épargner si possible. C’est un exercice d’équilibre délicat, surtout avec les imprévus qui peuvent surgir.
Les dépenses fixes représentent une part considérable de son budget global; pour donner une idée, en 2023, le logement et les coûts de transport absorbent souvent environ 38 % des revenus des Français. Ce constat est particulièrement pertinent dans le cas de Mélissa, qui veille à sa gestion des dépenses.
Les dépenses variables : gastronomie et loisirs
Après avoir réglé ses charges fixes, Mélissa se retrouve avec 745 € pour ses dépenses variables. Cela inclut la nourriture, les sorties, et quelques petits plaisirs.
Son budget alimentaire s’élève à environ 280 € par mois. Elle privilégie les courses dans des enseignes comme Leclerc, bien que les achats d’appoint au Carrefour City à côté de la pharmacie peuvent rapidement alourdir son budget. Elle essaie de limiter les dépenses excessives dans ces situations. « Un sandwich ou un paquet de gâteaux, ça arrive souvent », dit-elle avec humour.
Activités de loisirs et dépenses imprévues
Côté sorties, Mélissa aime sortir avec des amis un à deux fois par mois, en s’accrochant à un budget de 70 € pour les restaurants et bars. Elle choisit toujours les formules intéressantes, comme les happy hours, afin de maximiser son plaisir sans exploser son budget. Pour le cinéma, elle dépense une douzaine d’euros tous les mois, favorisant les projets culturels moins coûteux.
Les imprévus : essentiels à prévoir
Avec les dépenses imprévues qui peuvent surgir, comme un passage chez le vétérinaire pour son chat ou même des frais dentaires, il est essentiel pour Mélissa de garder une marge de manœuvre. Cette gestion des dépenses est cruciale pour sa tranquillité d’esprit. Elle essaie de maintenir un montant d’environ 100 € par mois pour ses petits imprévus. Cependant, lorsque ces imprévus se cumulent, il devient difficile de rester à flot.
Épargne et objectifs : un difficile équilibre
Sur les 745 € restants après les charges fixes, Mélissa contribue 100 € chaque mois à son Livret A. Cette épargne est modeste, mais pour elle, c’est une habitude. « Si je ne l’automatise pas, je ne le fais jamais », dit-elle. Oui, c’est éprouvant de devoir se restreindre, mais elle est fière d’avoir accumulé jusqu’à 4 200 € au fil des mois.
Un projet immobilier à venir ?
Mélissa ambitionne un jour d’accéder à la propriété, mais avec une situation actuelle d’épargne non significative, cela semble éloigné. Avoir un apport de 12 000 € pour un appartement à Poitiers est un horizon lointain, nécessitant un rythme d’épargne qu’elle peine à maintenir.
En analysant ses finances, elle comprend que dans le contexte économique actuel, il est essentiel de garder une réserve. « Je préfère être prudente. Chaque euro a une adresse », conclut-elle alors qu’elle envisage l’avenir en essayant de garder un équilibre entre plaisir et sécurité financière.
Récapitulatif du budget mensuel de Mélissa
| Dépenses | Montant (€) |
|---|---|
| Revenus | 1 780 |
| Dépenses fixes | 1 035 |
| Dépenses variables | 522 |
| Épargne | 100 |
| Reste réel | 123 |
En somme, la gestion des finances de Mélissa se veut exemplaire, visant à trouver un équilibre entre ses besoins de consommation immédiats et ses aspirations à plus long terme, comme en témoigne son parcours professionnel malgré un environnement économique tendu.
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